Ma vie dans l'espace par R'BUS

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R'BUS H3bus_306th
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Enregistré le : sam. 12 nov. 2016 15:01

Ma vie dans l'espace par R'BUS

Message par R'BUS H3bus_306th » sam. 12 nov. 2016 17:09

La perte du Cassandra d'R'BUS

En entrant au Black Falcon, bar mal famé de Lago dans le système de Nexus, après quinze mois de voyage à bord du Cassandra, ce bon vieux Reclaimer tellement modifié par ma famille que même les meilleurs scanners de l’UEE ne pouvaient percer sa coque.
Tant de générations d’R’BUS se sont succédés à son bord et finir comme ça.
-GO USHI* !! Merks m’avais prévenu !
Evacuer ces mineurs et leurs familles des griffes de ces húndàns* de négriers de Taranis étais de la folie. Une déclaration de guerre.

C’est assis au fond de la salle, face à la porte, finissant mon énième verre de cette alcool frelaté au nom imprononçable, sauf pour un Vanduul peut être que je vis une mercenaire entrer. Sa tenue ne faisait pas de doute.
Je savais que je vivais mes dernières heures.
Le crash du Cassandra avait fait beaucoup de bruit en s’écrasant sur le bidonville de Lago.
Les autorités étaient sur mes traces.

J’avais la vie sauve grâce à ce maudit système d’éjection automatique installé par mon père. J’aurai dû périr avec eux. Pardon Merks. T’envoyer à la tourelle supérieure était une erreur. C’était mon job de vous protéger, j’ai toujours été meilleur tireur que toi et toi meilleure pilote que moi.

Il lui fallut à peine cinq secondes pour me repérer, pourtant il y avait beaucoup de monde dans ce boui-boui. Surement bio-mécanisée la dinde.
Elle s’assis à ma table sans dire un mot, attendant que je l’ouvre le premier.
Nous nous regardâmes un moment puis, surement à cause des effets du breuvage, je pris la parole. De toute façon, j’ai toujours été nul à ce genre de jeu.
- Qui êtes-vous et qu’est-ce que vous me voulez !! dis-je.

- Raven Tah Sigull. Je suis désolée de ce qui vous est arrivé. C’est moi qui ai fait appelle à vous pour ce contrat. Vous deviez être escorté par la 306th mais je n’ai pas pu les contacter à temps. J’avais trois Herald au cul dont un fortement équipé de brouilleurs. Votre mission échouée, ils sont partis comme ils sont venus. Je tenais à vous rencontrer en personne.

- Bordel ! Mais comment étaient-ils au parfum de notre arrivée ! J’avais pris toutes les dispositions pour brouiller les pistes ! Fausse cargaison, faux plans de vols enregistrés sur Terra Prime, sans compter tous les détours que j’ai dû prendre avec l’administration et les pattes que j’ai graissé ! Wǒ de tiān a* ! Tous ces morts !

- Tout est de ma faute. Après votre départ de Terra Prime, j’ai surpris une conversation entre mon second et le système de Taranis. Cet enfoiré jouait doubles jeux. Il n’avait jamais accepté ma nomination à la tête de la compagnie. Son égo et son désir de commander auront été les raisons de sa traitrise. Quand je m’en suis aperçue c’était trop tard. Je ne lui ai pas laissé le temps de s’expliquer, j’ai éliminé cette ordure et pris le maximum de disposition pour vous contacter, allant même jusqu’à cette protoplanète de Pinecone dans le système d’Ellis afin de tenter de vous intercepter mais en vain. Vous étiez déjà reparti avec les mineurs.

- A peine avions nous passé le premier jump point que les alarmes du Cassandra se sont mis à gueuler ! Mes radars, court et moyennes portées ont été saturés d’échos hostiles ! j’ai lancé un appel de détresse en mode loop sur toutes les fréquences de l’UEE et Xi’an. Nos pensions nous en être sortis en arrivant dans Nexus mais non, cinq Vanguard Warden étaient encore accrochés à nos basques. Tāmāde*, ils nous ont descendu comme des chiens lors de la rentrée atmo de Lago.

- Je suis vraiment désolée. Mais nous ne pouvons rester ici. Votre capsule a été détectée par les forces de sécu et ils recherchent son occupant. Les primes ne vont pas tarder à être émises aux quatre coins de Nexus au nom du proprio du Cassandra. Le vôtre. Mon vaisseau nous attend en bay 6, je vous fournirais une fois partis un Aurora en dédommagement et de quoi venir ainsi qu’une partie de mes contacts. Il va falloir que je vous fasse disparaitre le temps que cela se calme.

A l’extérieur, les gyro-alerteurs se sont mis en route, ils tournaient et flashaient avec leurs couleurs rouge et bleu annonçant que le quartier allait être bouclé par la police. Il était temps de partir.

Ma tête cognait de douleur. Etait-ce à cause de la douleur de la perte de mon aimée ou bien l’alcool. Surement des deux.
Happés par le noir des ruelles nous quittions le quartier juste avant l’arrivée des premiers Dragonflys de la police.

*Traduction des mots chinois ici : http://fireflychinese.com


Une mission sans problème par R'BUS




Angeli’s city of Quinton, planète Angeli, système de Croshaw.


Assis à une terrasse, mangeant une glace à la saveur douce et amère, je profitais des derniers rayons de soleil de la journée, appréciant un air naturel et non renouvelé artificiellement.
Le service cargo chargeait du matériel minier dans la soute de mon Aurora pour Argo Astronautics.
A chaque fois que je me retrouve sur la première planète terraformée par les humains hors du système solaire, je ne peux m’empêcher de repenser à une mission difficile que j’ai effectué dans cette région bien connue de l’UEE.

Il y a vingt ans, après avoir servi dans les troupes de l’UEE face aux rebelles qui tentaient de prendre sous leurs jougs les nouvelles planètes colonisées comme lors de la batailles de Serenity, belle défaite d’ailleurs, je débutais ma vie de citoyen dans les girons de la matriarche.

Je commençais donc mes premières missions avec ma mère, Violine, capitaine du Cassandra, dans les champs d’astéroïdes d’Icarus et de Daedalus.

Rien d’ironique là-dedans, je retrouvais la vie civile complètement lessivé, victime de SPT, avec pour seuls remerciements pour bons et loyaux services une médaille, une prime et un coup de pompe dans le cul.
Merci général Curtis, une façon pour vous de cacher votre lâcheté face au haut commandement.
On avait tous entendu parler des combats qui avaient eu lieu dans les deux champs d’astéroïdes du système.
Un bon nombre de carcasses non encore pillées flottaient dans les parages, c’est pourquoi Mère, en bonne capitaine gestionnaire avait envoyé le Cassandra récupérer ce qui pouvait l’être.

Des richesses nous attendaient disséminées un peu partout car les combats furent violant et le bruit cours qu’un vaisseau amiral classe Javelin de l’UEE, le NUEEC-1701 F, y était immobilisé depuis lors.

Les rebelles étaient venus de plusieurs systèmes comme Oberon, Nul, Oretani, Taranis, Branaugh et Pyro.
L’UEE s’était retrouvé en situation d’infériorité, mais cela ne dura qu’un temps car la contre-attaque qui eut lieu deux cycles après remis de l’ordre dans ce secteur de la galaxie. Depuis, le calme régnait et c’était tant mieux pour nous.
Ma mère avait une façon bien à elle d’approcher les sites d’épaves sans risquer de se faire repérer par les patrouilles locales.

Nous terminions généralement notre voyage en évitant de faire le dernier bond de navigation, ainsi, les radars de l’UEE ou de la police ne décelaient pas notre arrivée, sans compter que les systèmes du Cassandra possédait un scanner très longue portée obtenu lors d’un marchandage avec le peuple Banu. Remorquer un Merchantman en difficulté rempli d’officiels et de marchandises est quasiment impossible, sauf pour le capitaine Violine.

Certes cela rallongeait considérablement le temps du voyage mais en même temps, nous ne risquions pas d’engager un combat face aux autorités et ainsi, risquer de perdre notre licence de transporteur officielle.

A trois jours d’approche d’Icarus, les écrans du scanner restaient muets. Boobs, Casseur et la jeune mécanicienne Merks, nouvelle venue à bord, jouaient une à partie d’échecs Xi’an.

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Brune aux yeux verts, galbée comme une athlète, portant sa combinaison comme une playmate dans les magazines en papier du XXème siècle, Merks était aussi forte en stratégie qu’en réparations des propulseurs ou des logiciels de bord.
A deux contre une, ils perdaient systématiquement une partie de leurs soldes.

Son charme ne m’était pas insensible et elle le savait, mais elle savait aussi que je n’étais pas au mieux de ma forme. Beaucoup de cauchemars hantaient encore mes phases de sommeil et même si elle arrivait parfois à me faire décrocher un sourire, entreprendre une liaison était pour le moment le cadet de mes soucis.

Casseur était lui un sympathique Golgothe. Sa musculature impressionnante éloignait tous les fouteurs de troubles des bars que nous fréquentions. Je l’ai déjà vu soulever des axes d’attaches de 150 kilos du bras principale du Reclaimer sans perdre une goutte de transpiration. Grand blond aux cheveux tout le temps sales, il ne manquait pourtant pas de charme malgré ses 54 ans et quelques dents en moins, du regard des femmes en tous cas.
Boobs, lui, reste un mystère mais n’appeler jamais face de tortue ce Xi’an ou vous le regretteriez.

On ne peut jamais savoir ce qu’il pense, à par ma mère peut être, car elle l’a élevé comme un fils après l’avoir récupéré dans une épave Xi’an alors qu’il devait avoir moins d’un an.

A ce moment-là, je venais de quitter le foyer pour aller faire mes classes, c’est pour cela que je ne le connaissais que par ce que ma mère me disait de lui durant nos rares flashes de communications.

Cela faisait maintenant 18 ans qu’il vivait à bord, sa maitrise du poste de récupération n’avait d’égale que celui du scanner Xi’an. C’était totalement inné chez lui.

Deux jours avant Icarus.

Je venais de croiser Merks sortant de la douche quand, dans les haut-parleurs du Cassandra, Boobs annonçait qu’il avait une touche sur le scanner.

Nous nous étions tous retrouvés près de lui dans le carré des coms afin de voir de quoi il en retourna.
D’après lui, il s’agissait d’un très faible signal de détresse venant de la partie supérieure du champ d’Icarus.
La faiblesse du signal devait probablement être due aux interférences générées par les nombreux débris de minerais qui flottaient entre nous et la balises.

Violine décidait alors de mettre le cap sur l’échos radar sans plus tardé car les primes d’assurances pour les sauveteurs n’étaient pas négligeables. Plus il y avait de survivants, plus cela rapportait et financer le carburant nécessaire pour changer de système n’était pas donné.

Nous étions maintenant à quelques heures de la source du signal quand il cessa d’émettre.
Heureusement que Boobs avait déjà calculer l’itinéraire d’approche du site parce que zigzaguer entre les roches était source de nombreuses erreurs et nombreux vaisseaux ne s’en sortaient pas sans égratignure, voire pire.
Les roches devant nous semblaient avoir perdus en stabilités comme si un immense joueur avait fait une partie de billard avec elles.

Nous étions passés en vitesse de précision à environ 35 m/s afin de ne pas nous trouver en détresse à notre tour quand nous sommes tombés sur un Starfarer déguisé en Ursa décapotable tournoyant sur lui-même comme une toupie au ralenti. Il s’agissait d’un ravitailleur d’une compagnie minière de Croshaw.

Toute la partie supérieure au-dessus de la soute cargo avait disparue. Le choc avait dû se produire à une vitesse élevée. Ils devaient être bougrement pressés pour naviguer dans un champ d’astéroïdes à cette vitesse-là.
Pendant que ma mère plaçait le Cassandra sur l’arrière du Starfarer, Boobs descendait dans le poste de pilotage de la pince tandis que Merks, Casseur et moi enfilions nos combinaisons SEC (sortie extra Cassandra, d’où notre expression de se mettre au SEC).

Le Cassandra s’était stabilisé à environ cinquante mètres sur l’arrière du Starfarer et commençait à tournoyer au même rythme que lui pour limiter au maximum les dégâts avec la pince télescopique.
Nous étions maintenant tous équipés de nos combis, Casseur sortait de l’atelier avec un écarteur hydraulique, Merks aux commandes de la porte latérale était munie d’un cutter laser quant à moi, j’étais aller chercher mon P4 Behring au cas où nous ne serions pas les bienvenus.

Une fois dans le sas, nous prenions garde de ne pas regarder par le hublot afin de ne pas avoir de nausée, attendant l’accrochage à l’autre vaisseau et leur stabilisation.

Le feu vert obtenu, nous étions sortis attachés à une ligne de vie et partions à coups de gaz de jet packs en direction du toit arraché du Starfarer sans oublier de faire un signe pousses tendus à Boobs. A peine avions nous dépasser les phares du Reclaimer que ceux-ci s’allumèrent, illuminant la carcasse accrochée. Nous pouvions voir une partie de l’immatriculation, CR 917/301 quelque chose, le reste devait se trouver à la dérive.

Arrivés au-dessus du hangar, nous étions descendus et fixions l’autre bout de la ligne de vie sur l’un des conteneurs encore arrimé. Nous pouvions en compter environ une quinzaine de différentes tailles.

Mais avant de contrôler leurs contenus, il nous fallait inspecter ce ravitailleur en perdition.

L’intérieur du vaisseau était sombre comme un espace sans étoile, seul quelques rayons de lumière du Cassandra réussissaient à passer par le trou béant.

Prenant la direction de la proue à la lumière de nos SEC, j’ouvrai le chemin arme au poing, Merks au milieu et Casseur fermant la marche.

Il n’y avait plus de courant à bord. Les écrans de pressurisations des portes étaient éteints, seul les indicateurs de secours à pressions nous indiquaient que la pressue était à zéro.

Si ‘il devait y avoir quelqu’un de vivant, il serait soit dans une combi soit dans un caisson de secours.
Nous nous annoncions en cognant sur les portes avant de les ouvrir, en bon sauveteur que nous étions sensés être. Sans réponse, Casseur ouvrait les portes avec son écarteur hydraulique puis nous progressions en direction du cockpit. Avant d’arriver au mess, Merks fit une halte devant une armoire électrique et y démonta une batterie de secours. L’alimentation étant H/S, elle savait que nous en aurions besoin pour interroger l’ordinateur de bord.
Les portes du mess ouvertes, nous pénétrions dans un capharnaüm d’ustensiles de cuisines, de nourriture et de cadavres totalement glacés flottant devant nous.

La présence du personnel de bord dans ce secteur indiquait que l’équipage n’avait pas pu se préparer au choc.
Les objets et les corps se mirent soudain à se déplacer vers nous.
Des rochers de plusieurs tonnes se rapprochant dangereusement de nous, le capitaine effectuait une manœuvre d’évitement et positionnait les vaisseaux dans un secteur plus calme du champ d’astéroïdes.

Ecartant corps et objets diverses, nous accédions à la pièce d’évacuation d’urgence. Aucune des huit capsules présentes ne furent utilisées. Nous pénétrions dans le cockpit par la porte restée ouverte.

Cinq corps, bras ballants devant eux, étaient encore attachés à leurs sièges. Merks passait devant, s’accroupie devant la console principale pour y connecter la batterie sur une hot bus. Ce fut fait en deux minutes.
Trois écrans s’allumaient barrés de traits vert diagonale, le reboot fini, ils nous donnaient accès à l’ordinateur de secours.

Les informations nous indiquaient que le Starfarer revenait d’un ravitaillement en carburant d’un vaisseau de minage Orion et se dirigeait vers Vann, planète en périphérie du système de Croshaw, il y avait à bord dix-sept membres d’équipage, cinq femmes et douze hommes, le capitaine se nommait Arthus Beckham. Il y avait dans la soute cargo de l’Or, du Kherium et du Cadmium pour une valeur marchande d’environ 250.000 UE. Des caisses de nourriture, de l’outillage d’extraction et de l’explosif.

D’après la console de navigation, cela faisait huit heures qu’ils croisaient dans le champ d’astéroïdes qu’une perturbation perturba son équilibre.

Lancé à quatre cent mètres seconde en mode croisière, la décélération automatique semble avoir eu une défaillance.
Les données de navigations se sont interrompues ensuite. D’après les informations de bord, cela faisait cinquante-trois semaines que l’accident avait eu lieu.

Le système de détresse s’était activé immédiatement après l’accident, mais les antennes longues portées ayant été arrachées durant le chocs, seul un vaisseau modifié comme le Cassandra pouvait le capter.

Merks avait déchiffrée les données techniques du Starfarer et avait conclue à une dépressurisation totale de celui-ci si rapide qu’aucune des fonctions de secours n’avaient pu agir à temps pour protéger l’équipage.

Elle avait ensuite branché un enregistreur de données pour prouver aux autorités ce qu’il s’était passé. Sans elles, aucune revente possible des biens récupérés sur l’épave conformément au règlement sur la récupération de bien civile sur épaves dans les zones couvertes par l’UEE.

Le plus difficile fut de déplacer les douze corps restant vers le Cassandra, les autres étaient perdus à tous jamais dans l’espace.

Entreposés dans un conteneur de la soute cargo avant, il allait pouvoir retrouver leurs familles.
Nous avions ensuite transbordé le fret dans la soute cargo avant aussi, étiqueté comme il se doit afin d’éviter qu’un fonctionnaire « zélé » ne saisisse la moindre occasion d’arrondir sa fin de mois.
Le Starfarer fut démantelé et stocké dans la soute arrière et le carburant restant pompé dans les réservoirs du Cassandra.

La mission de recherche du Javelin fut remis pour plus tard, nous avions pris la direction de la planète Vann pour rendre le rapport de bord du Starfarer aux autorités locales.
Un message vient de s’afficher sur mon communicateur m’annonçant la fin du chargement de mon Aurora, me tirant en même temps de mes songes.

Il est temps de se remettre en route mon Bubus.

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Une brune pour la route par R'BUS

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Sept ans avant la perte du Cassandra.

Les missions sur Croshaw étant terminés, nous avions tous besoin de vacances.

Un mois passé dans nos combinaisons SEC à cannibaliser des intérieurs de vaisseaux éventrés, nous avons des séquelles à gommer rapidement.
Nous avons donc décidé de prendre un mois de répit sur TERRA III, superbe super planète. La gravité y étant plus forte, cela permet à nos corps de récupérer plus vite des effets néfastes de l’apesanteur.

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La ville où nous nous sommes posés en début d’après-midi, New Austin est une ville industrielle.
Après avoir revendu au comptoir local toute la marchandise, nous avons laissé notre Reclaimer dans un hangar pour une grande visite, GV comme dit Merks, afin de le remettre comme neuf. Différentes inspections obligatoires pour maintenir nos certificats de navigabilités dans les zones couvertes par l’UEE étaient nécessaires et hors de question que les autorités permettent à des épaves de naviguer dans les zones sous leur contrôle et encore moins faire des rentrées atmo.

Violine, ma mère, Casseur et Boobs étaient partis claquer leurs UEC dans les casinos. Ils avaient réservé des chambres dans un hôtel à une quinzaine de kilomètre du « Cassi » comme aime le nommer ma mère, des fois qu’un méga contrat soit annoncé sur les moniteurs d’informations disséminés à chaque coin de rue et dans les salles de jeux.

Pas très attirés par les jeux d’argent, Merks et moi avons loué avec un Dragonfly Yellowjacket et sommes partis cheveux aux vents en direction des plages de Terra Prime non sans nous être équipés de nos armes. La route va être longues pour y aller et les animaux comme les humains qui peuple TERRA peuvent avoir des instincts dangereux.

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Avant le coucher du soleil, voyant les magnifiques couleurs bleue-orangées peindre le ciel, je décide Merks qui pilote de faire une halte sur une colline qui surplombe une vallée verdoyante. Le climat tropical de la région est très agréable en toutes saisons et le vent doux qui caresse nos peaux et rempli nos poumons nous fait apprécier encore plus le moment présent.

Assis côte à côte sur un rocher plat, je me demande comment engager une conversation qui ne semblerai ni tarte ni plein de quiproquos qui prêterai à confusion sur mes intentions.

Moi :" Magnifique n’est-ce pas ?? C’est pas tous les jours qu’on peut voir ça."
Merks :" Oui. Merci de nous avoir arrêté ici. J’étais parti pour volé toute la nuit tu sais. J’ai tellement hâte de retrouver l’océan que j’en ai oublié d’apprécier ce que j’ai sous les yeux. "

Originaire de TOHILL III, planète océan, l’eau est pour elle une source de revigoration exceptionnel.

Moi :" Tu as l’air vraiment crevée. Si tu veux reposes toi pendant que je conduis, je te réveillerai en vue de l’océan."

Merks :" Merci, Hébus. J’apprécie ta sollicitude."

Moi :" Une petite faim ? Veux-tu que j’aille nous chercher quelque chose à manger dans les sacoches ? Ou une petite soif peut être ?"

En me levant pour me diriger vers les sacoches du Dragonfly, une volée d’insultes m’explosa les omoplates.
Par réflexe, je rentre la tête dans les épaules et….

Merks :" ……..Bordel de merde !!! A quoi tu joues là ? Une petite faim ! Une petite soif ! T’es jamais comme ça avec moi d’habitude ! Si j’ai accepté de partir avec toi à Prime, c’est pas pour que tu deviennes un type mielleux ! Si j’ai envie de quelque chose, j’me lève et j’me serre, compris ??"



Et pan !!! Prends-toi ça dans les dents Bubus !

Faut dire, je m’en doutais. Elle a vécu toute son enfance avec Emeniks, un oncle rustre depuis la mort de ses parents alors qu’elle avait sept ans. Il tenait une station de réparation sur TOHILL III et n’avait que peu de temps à lui consacrer sauf lorsqu’il était question de lui faire des remontrances sur la tenue de leur habitation.
A onze ans, elle avait une compréhension de la mécanique incroyable. Elle avait réussi à démonter et remonter le vieux banc de réglage des moteurs qui traînait dans le fond de l’atelier durant le peu de temps libre qu’elle avait sans que son oncle ne l’ait remarqué. Apprenant cela, il décidait de l’exploiter dans l’atelier.

Durant les 10 ans qui suivirent, elle se perfectionna dans l’art de la mécanique quantique en étudiant tous les documents techniques rangés à bord des vaisseaux qui passaient entre ses mains, en suivant des cours privés sur le star-net sur des sites comme weapon-technology, mon moteur chéri et le blindage pour les nuls, même si elle trouve trop vulgarisé les articles de presse, elle adore leur humour.

Dès qu’elle avait des moments de liberté, elle passait son temps à bord d’un voilier à naviguer aux étoiles, à plonger dans les barrières de coraux pour capturer des poissons Ribbon de toutes les couleurs pour les revendre au marché noir.

Ses dons de mécanicienne avaient attiré une clientèle très hétéroclite. Des riches propriétaires de 300 i aux trafiquants de toutes sortes, tous venaient donner leurs engins afin de les optimiser ou de les transformer avec des options plus ou moins légales.

A vingt et un ans, du haut de ses un mètre soixante-seize, cette brune aux yeux verts s’était transformé en une magnifique jeune femme, au point qu’il fallut dissimuler ses formes généreuses sous des combinaisons de travail trop grande pour elle car les hommes qui venaient à la station avaient souvent envies non prévues par les services proposés à l’ateliers. Beaucoup lui proposaient le mariage d’ailleurs et sa manière de les éconduire ne les décourageaient pas.
Elle quitta TOHILL III il y a 5 ans, à la disparition d’Emeniks. Il était parti en bateau un weekend et un violent ouragan de type sept s’était réveillé. Ce n’était pas rare sur cette planète océan. Plusieurs navires furent portés disparus, on ne l’a jamais revu.
Les lois en vigueur sur TOHILL III ont empêché Merks d’hérité de la station de son oncle.
C’est donc avec les 36.700 UEC qu’elle avait économisé qu’elle prit un Génésis pour Rytif, sur BREMEN II ou elle travailla quelques années pour Consolidated Outlands avant de rencontrer ma mère.

Aujourd’hui, à trente quatre ans, sportive mais légèrement potelé dû aux manques d’activités physiques, elle entretient sa forme en faisant des exercices dans l’atelier qu’elle a installé à bord du Cassandra.

Moi :" Mais non, qu’est-ce tu vas imaginer ! Je cherche juste à être serviable avec toi ! Je me lève pour prendre une bouteille d’eau et je te propose simplement de te rapporter quelque chose ! Cesse d’être sur la défensive s’il te plait. Je ne suis pas un de ces cons que tu as pu connaitre dans la vie pour profiter de toi ou qui cherchait à te forcer à faire des choses que tu ne voulais pas faire ! Ok ?"

Merks :" Désolée… C’est simplement que je n’ai pas l’habitude que l’on soit serviable gratuitement avec moi."

Moi :" Pas de problème. Je t’avoue que je m’attendais à ta réaction."

Surprise que je la connaisse plus qu’elle ne l’imagine, elle se mit à rougir puis souris en me tendant une main pour prendre la bouteille d’eau que j’avais sorti.

Je la lui tends en faisant mine de me protéger la tête, comme si elle allait me rouer de coups.
Et c’est ainsi que j’entends pour la première fois le rire éclatant et sincère de Merks.

2

Le pique-nique terminé, nous nous remettons en route pour Prime, le sourire aux lèvres, comme si un poids qui nous empêchait d’être nous-mêmes s’était envolé.
Je pousse le Dragonfly au maximum de sa vitesse, survolant les imperfections de la route que j’avais calculé afin d’arriver à destination le plus vite possible.
Cela fait ½ heure que nous avons repris la route que Merks s’endort.

Vers trois heures du matin, LT, un voile de lumière se dessine à l’horizon, signalant l’approche de la mégalopole.

Prime, est l’une des plus belles villes de tous les systèmes solaires que j’ai pu visité.
La journée, on peut voir la ville bordée d’îles et de pitons rocheux et cernée par une eau turquoise.
Les riches corporations y ont installé leurs sièges sociaux et les buildings qui la composent font partis des plus belles créations architecturales humaines.

Moi :" Merks ?" dis-je dans le communicateur."Réveille-toi... Nous arrivons."

Merks :" J’ai dormi longtemps ?"

Moi :" Je ne sais pas, mais à chaque fois que je me retournai pour vérifier que je ne t’avais pas éjecté en cours de route tu dormais en tous cas. Heureusement que ce modèle possède de bonnes ceintures et de bons stabilisateurs."
Je m’arrête et descendons nous dégourdir les jambes.

Merks :" On va éviter de passer par le BLOCK si tu veux bien, je n’ai pas envie de me mélanger à toute cette crasse humaine. Je te propose de partir directement en direction des îles", dit-elle en les désignant du doigt, "de là on trouvera un hôtel sur le littoral. "

Moi :" Aucun problème. A partir d’ici, nous allons devoir emprunter des routes sous surveillance policière alors évitons de leur chercher des noises et respectons les limitations de vitesses."

La banlieue de Prime est une zone dangereuse. La police a pour réputation d’être très nerveuse dans la région surtout que de nombreux gangs de Dragon flyers ont fait parler d’eux ces derniers temps en pillant des monorails de banlieues.

Merks :" Je compte rejoindre la côte, de là, nous traverserons les lagons en direction du sud. Les renégats n’attaquent pas en mer, quand à la limitation de vitesse, il n’y en aura plus. Et puis j’ai pris une surprise avec nous."

Merks pris sa sacoche pour en sortir une petite boite.
Sourire en coin, elle l’ouvre et en sort un écran holo fixé sur un petit appareil relié à une antenne.

Merks :" Ma dernière invention", dit-elle." J’ai piqué sur une des épaves Xi’an que nous avons démantelé un scanner que j’ai amélioré à ma sauce. Il n’a qu’une portée de vingt kilomètres mais il est idéal pour les ballades planétaires. Il nous permettra de voir tous ce qui se passe dans son rayon d’observation, vivant ou technique. J’ai encore besoin de faire des ajustements, c’est pourquoi je l’ai pris avec moi. Je dois pouvoir encore filtrer les petits animaux qui parasitent les informations reçus. Il est basé sur la captation de champs électriques et électronique et transmet les images dès les premiers microvolts captés. La miniaturisation des système Xi’an est incroyablement compliqué mais quand on commence à comprendre comment fonctionne l’esprit Xi’an, ça devient plus facile. "

Elle s’approche alors du Dragon et le relie électriquement à l’écran d’information de celui-ci puis presse le bouton de mise sous tentions. Une bulle holographique verte se déploie et s’anime de petits points rouges.

Merks :" L’échelle est trop forte, je la diminue et…. TATAAAA !!!! Je l’ai calibré sur deux kilomètres, c’est amplement suffisant. Bon à part quelques bestioles qui trainent ici et là, la zone est claire autour de nous. En route ???"

Joignant le geste à la parole, elle monte devant, démarre le Dragon qui commence alors à flotter et me fait signe de venir.
A peine assis, c’est plaqué sur le dossier de mon siège que nous repartons en direction de la côte.
Vache ! Qu’elle impulsivité ! Et j’aime ça…Je crois.

3

EDA, la lune de TERRA III, donne une couleur argentée à la mer.

C’est sur une plage, allongés, nos têtes couchés sur les sacs que nous attendons un meilleur coefficient pour lancer sur la mer Anasazi. La marée est actuellement à son maximum.

L’air est plus frais à cette heure-ci, et c’est contre moi que Merks se réchauffe.

La discussion que nous avons eu hier a calmé sa méfiance vis-à-vis de moi. J’en suis heureux. Le parfum qu’elle dégage réveil en moi des sentiments jusqu’alors oubliés depuis mon départ pour le service militaire. Ceux de l’attirance et de l’amour. J’aimerai beaucoup qu’elle ait entièrement confiance en moi.

La baie de Zaffre est sur notre droite ainsi que derrière, les lumières de Quast Island.

Bip…Bip…BI-Bip…Bi-Bip…BI-Bi-Bip…Bi-Bi-Bip….

L’holo-scan de Merks vient de détecter trois véhicules en approchent sur notre position.
Se détachant de moi, Merks se dirige vers son appareil pour savoir dans quelles directions ils vont.

Merks :" Attention R’Bus ! D’après les échos il semble que leurs mouvements soient coordonnés. Ils viennent de l’est, du district de Yards et se séparent pour nous entourer. Ils sont à un kilomètre sept-cent et ralentissent."

Moi :" Ça ne présage rien de bon. La police agit différemment lorsqu’ils sont en intervention. Surement un gang du coin en quête d’argent facile. Ils ont certainement repéré nos phares tout à l’heure et ont l’air bien décidés à faire un mauvais coup. "

Merks :" Mouais, tu as raison. C’est pas les flics ! Ils avancent feux éteints. Ils ne s’attendent pas à avoir été repérés. J’ai une petite surprise pour eux tu vas voir."

Les batteries du Dragon sont clipsés et c’est en quelques secondes qu’elle en réuni deux et les cache au milieu de nos sacs.

Merks :" Passes-moi ton couteau s’il te plait. Je vais en avoir besoin pour ma surprise."

Je sors alors la lame de son fourreau fixé à la ceinture et lui tend.

Moi :"Que vas-tu faire ? "

Merks :" Les aveugler, ce qui nous laissera un avantage. Nous sommes coincés à cause de la marée et il nous coupent la retraite. Par contre, dit adieu à ton couteau."

Moi :" Quelle stratège tu fais là. Tu me surprends de plus en plus."

Elle place le couteau en équilibre entre les sacs au-dessus des batteries puis part se mettre à l’abris dans les fourrés qui bordent la plage.

Merks :" Mais bouges !! Tu attends qu’ils te trouvent ou quoi ?" dit-elle en se retournant.

Étonnée de me voir déjà à sa hauteur, elle rit en sortant son pistolet. Séparés de quelques mètre et bien cachés, le bruit de 3 Dragons mal entretenus nous parvient aux oreilles.

Arrivés par trois cotés différents, cinq mecs du gang des Red-Yards, leurs insignes bien visibles, stoppent leurs véhicules entre les sacs et notre Yellowjacket. Le leader fait un signe aux quatre gus qui sautent de leurs deux dragons. Fusils mitrailleurs sortis, ils scrutent les alentours en se dirigeant vers nos sacs.

R-Y 1 :" Hé chef !!! Y a personne ici !! "

R-Y 2 :" Tu penses que c’est un suicidaire ! Merde ! On serait arrivé trop tard ?"

R-Y 3 :" Matez les sacs les gars ! "

Leader R-Y :" Amenez les moi ! Priorité au plus gradé !"

Les trois hommes se rapproches alors des sacs, quand le premier se saisi de l’un d’eux, BLAOUM !! Un formidable flash de lumière dû au contact du couteau sur les bornes des batteries aveugla la petite troupe d’enfoirés.

Sortis des fourrés, Merks et moi abattons le leader encore sur son dragon et tirons ensuite sur les quatre hommes en train de frotter leurs yeux endoloris, ne leurs laissant aucune chance.

Moi :" Merks s’il te plait, peux-tu augmenter la portée de l’holo-scan afin de voir si d’autres chiens comptent venir se joindre à la fête ?"

Merks :" Tout de suite Bubus !"

Bubus ?? Tiens donc, j’ai le droit au p’tit nom maintenant ?

Merks pousse à cinq kilomètres la portée du scan et me fait signe en levant le pouce que c’est ok. Rien à signaler.
Elle se dirige ensuite sur la bécane du leader, démonte 2 de ses batteries et les installe sur notre Dragon.

Merks :" On forme une bonne équipe tu ne trouves pas ?"

Moi :" Oh que oui ! Et j’en suis très heureux tu sais. Tu me redonnes le sourire."

Je récupère les sacs noircis par l’explosion et les installe à l’arrière du dragon.
Je transporte ensuite les corps dans les fourrés et pousse les dragons des Reds à l’eau. Même si la loi est en notre faveur, je ne tiens pas à voir nos têtes misent à pris par leurs frères si la police venait à faire un rapport circonstancié sur l’échauffourée de ce soir.

Nous attendons encore deux heures que la marée baisse. Echangeant des souvenirs marrants de nos derniers mois passés à bord de Cassandra.
Au petit matin, nous prenons la direction d’une des îles d’en face, le Dragon survolant les vagues à vive allure.
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Un petit coup de main ?

1
Les petites vacances passées avec Merks sur les îles de Terra III nous ont beaucoup rapprochées. Violine, Boobs et casseurs n’ont pas hésité à nous chambrer à notre retour sur la complicité évidente qu’est devenue notre relation durant le séjour.

Le Cassandra, sorti de grande visite, est repeint des trains d’atterrissages au cockpit et brille comme un couteau neuf au soleil.
Devant le hangar d’où il vient de sortir, nous sommes en extase devant lui.
Les ingénieurs discutent avec Merks sur les modifications qu’elle avait apporté sur différents systèmes et tentent d’avoir des d’informations quant aux fonctionnements de ceux-ci.
Je sais déjà qu’elle restera suffisamment vague avec eux afin de ne pas se faire piquer le fruit de ses connaissances sur les technologies Xi’an qu’elle a acquis ces dernières années.

Violine, rassurée par les derniers essais moteurs, phase finale de toutes les visites, envoie un message au centre de fret de son ami Teacl, un ancien contrebandier reconverti, pour qu’il transfère les palettes de pièces de portes et d’outillages à destination d’Ellis III-Green pour les courses de la Murray Cup.
Boobs et Casseur, excités de revenir vivre sur le Reclaimer, avancent vers lui pour voir plus en détail les travaux effectués par les techniciens sur les immenses pinces qui pendent sous lui.


Moi:" Hé Boobs ! Avec cette dernière génération de pinces, tu vas pouvoir découper un Javelin en deux deux !"

Boobs :" Ouaip frérot ! A condition que les huiles de l’UEE veuillent bien s’en séparer !" dit-il avec un sourire à s’en faire décrocher la mâchoire.

BZZzzz ! BZZzzz ! BZZzzz ! BZZzzz !

Mon poignet ressent soudain une vibration, l’annonce d’un message sur mon Mobiglas que je vérifie dans l’instant.
Tiens donc ! Latope ! Que me veux cette fouine. Ça fait bien longtemps que j’ai eu des nouvelles de ce salopard.
Le souvenir de notre dernière rencontre réveille en moi un mal de crâne, souvenir d’une cuite mémorable au bar de la 306th
.
Message >> YOOOO vieille branche ! J’ai vu que le Cassandra était en grande visite, alors je te contacte pour te proposer un contrat free-lance dans le système Hadès. Une mission d’exploration de la 306th ne répond plus depuis plusieurs jours. Nous devions avoir des contacts tous les 5 jours, mais depuis une semaine, plus rien. Comme je sais que tu es sur Terra III en ce moment, je te propose un contrat pour savoir ce qui est arrivé à nos amis. J’y serai bien allé mais nous avons beaucoup de mal à nettoyer Véga de la présence d’attaquants Vanduul. Cette mission d’exploration a été demandé par l’UEE et tombait au plus mal. Alors comme tu es dans le secteur, j’ai pensé que tu ne dirais pas non à un peu d’aventures. Je t’ai fait parvenir en pièces jointes le contrat officiel de l’UEE et un accès à compte bancaire pour tes frais. Va louer un Cutlass bien armé et équipe le comme il faut pour ce genre de mission. On ne sait jamais. A plus frère.
La vidéo terminée laisse la place à la page officielle des missions de la 306th.

O accepté O refusé


Je ne peux pas refuser d’aider mes frères d’armes, c’est donc sans réfléchir que j’accepte.
Voyant mon air ennuyé, ma mère se dirige vers moi pour me questionner sur le message que je viens de recevoir.

Violine :" Hébus, je peux savoir ce qu’il se passe ?"

Moi :" Un message de Latope. Un vaisseau d’exploration de la 306th a disparu dans le système d’Hadès et ils veulent que j’aille voir pour rendre compte de ce qu’il se passe là-bas."

Violine :" Je comprends. Vas-y sans trainer ! Je dirais aux autres ce qu’il y a. "

Moi :" Je vais avoir besoin de Merks. Elle est maligne. Puis si je me retrouve en rade elle saura quoi faire. C’est dangereux dans cette région. La 306th m’a donné accès au compte mission et comme vous ne serez plus que trois pour faire marcher Cassie, on va louer les services de deux navigateurs que je connais bien et qui ont besoin de boulot."

Violine :" Ok ! Même si ça tombe mal, je vais me débrouiller pour vous rejoindre après la livraison du matériel."

Moi :" Merci. Nous partirons dès que j’aurais fini de préparer nos affaires. Laisse Merks terminer de vérifier les travaux faits sur Cassie puis préviens là. Qu’elle me rejoigne ensuite à l’adresse que je t’enverrai pour le départ."

Violine :" Bien. Faites gaffes à vous et pas de risques inutiles. Tes frères d’armes ont de la chance de t’avoir tu sais."

M’éloignant de la zone de maintenance, je lui fais un bisou de la main en souriant puis me dirige vers les taxis pour aller chez un loueur.

2

Merks m’avait rejoint il y a une heure maintenant. Elle termine l’agencement des canons, de la tourelle et des 2 raques de missiles pleins à craquer. Pendant ce temps, je vérifie le centrage du Cutlass après le chargement des boites de provisions et du matériel de secours et du plein de carburant. Nous aurons besoin de faire plusieurs arrêts de ravitaillement mais à deux aux commandes, nous devrions arriver dans cinq jours. C’est le plus que l’on puisse faire.

Le Cutlass enfin prêt, nous décollons et passons dans un grand BANG le premier point de navigation encore en atmosphère, directions points de saut Terra/Taranis puis Taranis/Genesis, Genesis/Corel, Corel/Némo et Nemo/Hadès.
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3

Cela fait maintenant cinq jours que nous voyageons. Nous avons évité trois attaques de pirates mais pas les contrôles de polices aux différents points de saut des systèmes. Grace au laisser/passer de l’UEE, les flics ne nous ont créé aucun problème. En approche du point Némo/Hadès, j’ai décidé d’aller nous ravitailler à la dernière station avant de sauter sur Hadès. Je ne sais pas ce qu’il se passe dans ce système, c’est pourquoi cette halte est nécessaire. Puis à voir le visage de Merks, l’idée est bonne. Nous avons entamé une bonne partie des provisions, il reste encore les trois-quart de carburant depuis le dernier arrêt, mais mieux vaut prévenir que guérir et cela nous permettra aussi de glaner quelques infos fraîches dans cette station frontière.

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Station :" Cutlass, Cutlass, bonjour. Veuillez changer votre code transpondeur en 7000 et vous poser sur la plate-forme sept s’il vous plait."


Moi :" Reçu station, code 7000 au transpondeur activé, nous nous approchons pour la sept."

Les voyant de la zone d’atterrissage se mettent à clignoter, confirmant la bonne réception de notre code. En approche de précision, je laisse le Cutlass terminer en automatique. Les stations sont toujours nerveuses de voir arriver des civils en manuel. Les différents accidents recensés sur les stations étaient dus à des erreurs de pilotages de civils qui cherchaient toujours à impressionner la galerie sans se rendre compte qu’ils se posaient sur des poudrières. 4 stations ont été perdues en 7 ans à cause de ces sans cervelle.

Nos EVAs enfilés, Merks et moi descendons du Cutlass par l’arrière et laissons les dockers charger notre commande de provisions le temps de nous dégourdir les jambes dans la station et avoir les infos recherchées.

Une fois passés les sas de pressurisations, nous retirons nos casques que nous laissons dans une consigne pour nous diriger vers le bar de la station.
Une fois arrivés, je laisse Merks user de ses charmes avec un client pour lui tirer les vers du nez tandis que je nous commande un bon repas chaud et deux cafés.
Au moment où la serveuse apporte les commandes, Merks me rejoint et s’assoie à côté de moi. Depuis Prime, elle a complètement changé et est devenue une femme douce et attentionnée avec moi mais sans perdre toutefois son caractère bien trempé.

Merks :" Tu vois le type là-bas ? Il revient d’Hadès II avec un cargo glacier. Il vient de livrer de l’eau aux xéno-archéologues de l’UEE sur leur station provisoire. Il dit avoir croisé à son arrivée un Endeavour qui quittait la zone il y a un mois pour se diriger vers la première planète. Il a reconnu les insignes de la 306th sur ses côtés. Par contre il n’a remarqué aucun problème ces derniers jours."

Moi :" Super ! On sait maintenant où nous diriger. Mangeons rapidement pour repartir sans traîner, je suis inquiet de leurs silences. Ce n’est pas dans les habitudes de la 306th de déroger au règlement sur les communications en missions. Je te souhaite quand même un bon appétit", dis-je avec un clin d’œil.

Merks :" merci Bubus, toi aussi, dit-elle avec son jolie sourire.

4

De retour dans le Cutlass, nous conservons nos EVAs pour entrer dans le système Hadès. En cas d’attaque ou de perforation de la carlingue par un des nombreux astéroïdes de petites tailles qui pullulent dans la zone, nous éviterons ainsi un accident de décompression.
Le mode croisière engagé et propulseurs à fond, nous enchainons les points de navigation en direction d’Hadès I. Le scanner est aux mains de Merks. Elle passe en revue toutes les fréquences d’urgences et de combats prête à reporter sur l’écran radar la position de l’Endeavour.
Cela fait maintenant trois heures que nous nous dirigeons vers la planète et toujours rien. Pas le moindre écho.
Hadès I en vue après le dernier saut de navigation, nous rencontrons enfin l’Endeavour, du moins la partie qui ne peut atterrir.

Moi :" Endeavour, Endeavour, ici Cutlass 306, R’Bus au rapport, vous nous recevez ? Endeavour, Endeavour, ici Cutlass 306, R’Bus au rapport, vous nous recevez ?"

Pas de réponse. Pas étonnant, ils doivent être en équipage restreint pour cette mission. Les connaissant, ils ont dû verrouiller l’habitacle de vie et de recherche avant de détacher la navette pour descendre sur Hadès I. Nous faisons le tour du vaisseau tous feux allumés pendant que Merks teste plusieurs fréquences de communication. Toujours pas de réponse. Le vaisseau est en bonne état, pas de trace de luttes ou d’abordages.

J’amorce alors notre approche vers la planète après avoir lancé les calculs automatiques pour la pénétration atmosphérique. Les moteurs au minimum de leurs poussées, le Cutlass se met à vibrer dès la rentrée quand j’exécute la manœuvre de décélération. A huit mille mètres d’altitude, la vitesse stabilisée, je stoppe la descente en redressant le nez de l’appareil puis remet un peu de gaz pour conserver notre vitesse actuelle.

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Merks :" ECHO ! A l’est de notre position, je capte une balise de détresse sol à environ trois cent kilomètres !

Moi :" Reçu."

Je braque sur la droite si brutalement que Merks envoie un juron de surprise.

Merks :" Jiàn tā de guǐ !!!" (见他的鬼)

Moi :" Oups ! désolé."

Le signal d’une balise sol n’augure rien de bon. Cela signifie généralement que le vaisseau est détruit et que le seul moyen de contacter de l’aide passe par des balises à moyennes portées qu’équipent certaines tenues EVAs. Je décents à une altitude de mille mètres pour concilier la vue et une meilleure couverture radio.
Arrivés sur le lieu de l’émission de la balise, nous passons en vol stationnaire et observons le sol à la recherche d’indices.
Sous nous, des séries de fissures s’entrecroisent chaotiquement dans tous les sens. Des cratères si profonds qu’il est impossible d’en voir le fond. Les ravages des guerres Hadèsiennes ont chamboulé la planète entière. Que dis-je, le système entier, à l’image de la quatrième planète qui fût littéralement coupée en deux par une arme inimaginable.

Merks :" Ici ! Un campement de fortune !" me dit-elle en le désignant du doigt.

"Gears down ! Gears down !" me rappelle l’ordinateur de bord lorsque je descends à moins de cinquante mètres du sol. Je sors les trains d’atterrissages et ralenti la descente du Cutlass pour enfin nous posés sur un plateau de roche.

Je coupe les moteurs tandis que Merks se détache et va à l’arrière préparer quelques affaires que nous allons emporter avec nous.

Merks :" N’oublies pas de laisser émettre la balise du Cutlass pour ta mère ! "

Moi :" Pas la peine de crier comme ça, j’entends très bien dans mon casque lorsque tu me parles normalement."

Merks :" Désooolééée…"

Ça, ça sent la petite vengeance du virage rapide de tout à l’heure…

5


La porte cargo du Cutlass ouverte, nous sortons équipés chacun d’un sac, d’une arme de longue portée pour Merks et d’une de moyenne portée pour moi. Je referme la porte et nous nous mettons en route vers le campement situé en contre-bas du plateau.
Ici et là, on peut encore distingués des ruines de ce qui devait être des habitations.
Le paysage gris ou bleu-cendre des lieus ressemble à un grand cimetière que le soleil blanc peine à éclairer.
Les ombres s’étirent de part et d’autre pour se perdre dans les ravins qui nous entourent. Nous marchons avec précautions et par chance, la gravité est à peu près équivalente à celle de la terre. Trop basse, nous risquerions de perdre l’équilibre, trop forte, la terre risquerait de se dérober sous nos pieds pour nous faire chuter dans une fosse.

Arrivés au campement, nous l’inspectons pour trouver la piste des membres de l’expédition.
Deux préfabriqués sont posés dos à dos. L’un sert de salle de replis pressurisé, l’autre, de sas de pressurisation et d’équipement. Nous entrons dans le sas et je referme la porte derrière nous. Merks enclenche le changement de pression en surveillant les indicateurs pendant que je scrute la pièce à la recherche d’indices. A droite, une table pliante en aluminium sur laquelle est posé une tablette électronique et quelques outils classés par ordre de grandeur et à gauche, des armoires de tenues EVA ouvertes et vides. Le cycle de pressurisation terminé, nous vérifions tout de même la qualité de l’air avec les indicateurs de nos combinaisons puis ôtons nos casques. Je trouve rassurant que le générateur d’air pur fonctionne car cela indique qu’il y a probablement des survivants.
Merks prend la tablette et fouille dans les dossiers.

Merks :" Ce sont des rapports de fouilles et le dernier remonte à hier", dit-elle en souriant." Ils sont vivant. Un dossier indique qu’ils ont commencé des recherches dans des ruines qui ressemble à un temple Vanduul à deux kilomètres d’ici. Mais les écritures qui ornent le temple ne le sont pas. Il y a la photo d’une statue gigantesque de ce qui s’apparente être un Hadèsien. Regarde ça !"
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Moi :" Wǒ de mā !!" (我的妈。)" Incroyable !"

Je regardai la statue de cette créature qui vivait ici il y a plus de trois cent milles ans. J’imagine qu’ils étaient des milliards comme lui, travaillant, se reproduisant, faisant la guerre jusqu’à leur anéantissement. Ils ont détruit un système solaire complet avec leurs conneries. Ce peuple restera un mystère encore longtemps et ce n’est pas tous ces pseudos archéologues pilleurs de tombes avec leur théorie à la con comme sur la complémentarité de l’homme ou des espèces, ou qu’ils seraient les ancêtres des Vanduul ou des Kr’Thaks. Rien que des théories de bobos intellos qui visitent l’espace par procuration, bien assis dans leurs fauteuils, au chaud et au sec dans leurs superbes maison climatisées entourées de gardes payés au minimum salariale. C’est à cause de mec comme ça que les amis de la 306th sont dans la merde aujourd’hui. Je pense que s’ils se sont foutus dans ce pétrin, le commanditaire devait avoir le bras long au sein de l’UEE.
Merks pose la tablette et se dirige vers la pièce de vie. Je la suis et lui ouvre la porte.
Elle ne manque pas de me jeter un regard noir. Oui je sais, elle n’aime pas ce genre d’intention mais elle finira bien par aimer les miennes.

L’autre pièce était aussi grande que la première. Il y avait 6 lits pico et autant de caisses à leurs pieds. Leurs noms m’étaient tous inconnus sauf un, Hawk. Mais que faisait le leader de la 306th ici. Et comment un type comme lui a pu se retrouver dans cette daube.

Moi :" Hawk est ici. Ce sont ces affaires."

Merks " Hawk ? C’est pas lui qui t’avait recruté ?"

Moi :" Si, et c’est pas son style de se mettre dans une situation pareille. La seule raison qui fait qu’il soit-là est que les ordres de cette mission venaient de haut. De très haut."

En plus des lits, il y avait une table et plusieurs chaises pliantes, des rations de survie auto-chauffantes et l’émetteur de secours en train d’envoyer son SOS en boucle. Le nom de Hawk est inscrit dessus et il s’agit bien d’une balise EVA.

Moi :" Faut pas trainer ici. Allons voir s’ils ne sont pas encore dans ces ruines."

Soudain, les meubles commencèrent à vibrer, lentement au début puis de plus en plus fort. Merks et moi avions du mal à tenir debout. Le tremblement de terre dure une dizaine de secondes. Cette planète continue de s’envoyer en l’air plusieurs centaines de siècles après les dernières bombes explosées.

Moi :" Sortons d’ici et vite !!"

Nous retournons nous équiper de nos casques et sortons au moment où les secousses cessent.

Merks :" Faut pas rester sur cette maudite planète Hébus. Trouvons ton pote au plus vite et dégageons de ce caillou mort."

Moi :" Deux kilomètres à pied dans ces conditions ça craint. Retournons au Cutlass et pose-moi là-bas. Tu te mettras en stationnaire pendant que je descendrai avec le treuil."


Merks :" Tant que je ne pose plus les pieds sur cette planète, ça me va. Go !"

6

Nous remontons le sentier jusqu’au vaisseau puis décollons pour le site de fouilles. 2 minutes plus tard nous nous situons au-dessus d’un encaissement rocheux et repérons l’entrée d’une grotte.

Moi :" stabilises-toi ici, je vais descendre."

Merks stoppe le Cutlass pendant que j’ouvre l’écoutille. Attaché au treuil, je descends et me pose sur le sentier à quelques mètres de l’entrée de la grotte. Je me détache et fait remonter le câble à l’aide de la télécommande.
Le Cutlass reste au-dessus de moi rugissant et soufflant la poussière tout autour de moi.
Je me dirige vers la grotte et pénètre à l’intérieur. Il y fait si sombre que j’allume la lumière de ma combinaison. Les murs de chaque cotés sont marqués d’écritures et de fresques montrant ce qu’était la vie de l’ancienne civilisation.

Plus loin, une porte gigantesque est ouverte et laisse passer un halo lumineux bleu. Une fois entré dans ce qui ressemble à un temple, je tombe nez à nez avec la statue que nous avons vu plus tôt sur la tablette. Elle est encore plus flippante en vrai et malgré le chauffage de ma combi, j’ai les poils qui se hérissent. Je fais le tour de la statue sans la quitter des yeux, craignant à chaque moment qu’elle ne se réveille et me prenne pour me jeter à travers la salle.
Merks ne rate pas une miette de ce que je peux voir grâce à la caméra de mon EVA. Le Cutlass peine à rester stable à cause des tremblements de sa main. Elle n’en mène pas large non plus.

Je remarque avec l’éclairage de ma lampe un autre passage qui semble avoir été ouvert par une explosion. Je me dirige donc vers l’entrée et passe dans une autre pièce en me baissant car l’entrée est petite. Des caméras fixées à des trépieds sont tombés sur le sol prêt d’une caisse. Levant la tête, le spectacle devant moi est à couper le souffle. Un cube en lévitation avec en son centre une lumière tournoyante blanche émet une vibration que je perçois même à travers ma combi. Soudain, je remarque un bras qui s’agite derrière un tas de pierre. J’avance aussi vite que possible vers cet appel à l’aide et découvre Hawk, gisant sur le sol, la jambe gauche prisonnière sous un rocher.

Moi :" Hawk !! Mais qu’est-ce que tu es venu foutre dans cette merde ! Où sont les autres ? Et qu’est-ce que c’est que ce truc qui vibre là."

Hawk :" Hébus ?? Comment m’as-tu retrouvé ? Commence déjà par me libérer et foutons le camp d’ici. Je te dirai tout une fois à l’abris"

Je soulève et pousse sur le côté le rocher qui emprisonne sa jambe puis l'aide à se relever pour le faire sortir de cet enfer de Dante. Hawk n’arrive pas à marcher sans mon aide, sa jambe est surement cassée. Il s’appui de tous son poids sur moi et quittons la salle. Les vibrations du cube faiblissent à mesure que nous nous éloignons de lui pour disparaître totalement une fois dans la pièce à la statue. Nous prenons le chemin de la sortie et manquons de chuter à plusieurs reprises à cause des éboulis qui jonchent le sol.

Moi :" Merks, nous sortons." Dis-je par le canal de communication.

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Une fois à bord, j’administre les premiers soins au blessé pendant que Merks nous fait quitter la planète.

Hawk:" Comment m’as-tu retrouvé et qu’est-ce que tu fais ici bon dieu !"

Moi:" Latope était très inquiet pour toi. Il m’a envoyé un contrat pour te retrouver. Tu avais manqué les prises contacts prévus, alors me voilà. Mais dit-moi, comment se fait-il que tu sois tous seul et sans ta navette."

Hawk :" Ce contrat était un service que je devais rendre à l’Imperator. Son service de renseignement a fait état d’une situation étrange sur Hadès I. Plusieurs informations ont fait état de phénomènes étranges et les pilleurs de tombes ont commencé à retourner la planète pour en trouver la raison. Ils parlaient sur leurs réseaux d’artefacts, ce qui a mis en alerte l’UEE. Les artefacts sont considérés comme armes de guerres. Je suis donc partie avec un Endeavour et un équipage de trois archéologues et deux militaires de L’UEE. Arrivés en bordure de la planète, nous nous sommes posés avec le module de pénétration atmosphérique."

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"Les premiers jours, tout était normal puis nous sommes tombés sur cette grotte il y a 2 semaines. Ils étaient comme fous. Cela faisait des années que personne n’avait trouvé un temple en si bon état. Les appareils de mesures qu’ils avaient emportés avec eux se sont mis à délirer lorsqu’ils les ont mis en route dans la salle de la statue. Ils indiquaient la présence d’une autre salle derrière la statue. C’est à ce moment-là que nous avons fait sauter le mur. Puis tout à commencer à partir en couille. Le cube que tu as vu. Il était éteint quand nous sommes arrivés dans la salle. Posé sur le sol, il semblait inoffensif, un archéologue est mort en touchant et le cube s’est mis à léviter et sa lumière s’est allumée. Le lendemain, des secousses telluriques se sont fait ressentir dans toute la région. J’avais ordonné aux hommes de prendre leurs quartiers à bord quand il fut englouti dans une crevasse lors d’une secousse. J’étais parti poser des caméras dans la grotte pour observer le cube à distance quand c’est arrivé. Ça fait de ça trois jours je pense."

Moi:" c’est ta balise moyenne portée qui nous a mise sur ta route. Sans elle nous ne t’aurions jamais retrouvé."

Surpris, il vérifie le côté de sa combi et s’aperçoit de l’absence de celle-ci.

Hawk:" Quoi ! Mais comment c’est possible ! je l’avais encore avec moi lorsque ces putains de rochers me sont tombés dessus ! J’ai ensuite perdu connaissance et suis revenu à moi en t’entendant arriver. Mais qui……?? "

Hawk vient de retomber dans les vapes. Je termine mes soins sur sa jambe et l’allonge sur un des deux lits du Cutlass. Je rejoins ensuite Merks dans le poste de pilotage qui nous a déjà fait quitter l’atmosphère irrespirable de la planète et passer trois points de navigation.

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Moi:" Fonce ma belle ! Ramène-nous vite où il y a la vie pendant que j’appelle ma mère"




A suivre...

ps: merci de déposer vos commentaires dans la section dédiée, ( https://starcitizen.fr/Forum/viewtopic.php?f=24&t=173 ) cela me permettra de savoir si vous en voulez + :roll:
Modifié en dernier par R'BUS H3bus_306th le dim. 13 nov. 2016 11:20, modifié 2 fois.

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