Sur la piste de l'Albatros

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Arès Rawdwin
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Sur la piste de l'Albatros

Message par Arès Rawdwin » lun. 12 févr. 2018 19:21

--Banque de mémoires publique --

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Le soleil s'était couché depuis quelques heures maintenant sur la planète métallique qu’était Arccorp. Trois silhouettes encapuchonnées parcouraient les rues étroites d’un bas-quartier. Elles s'arrêtèrent sur le pas de porte d'une des rares maisons ayant échappées aux pillards et aux effondrements. L'un d'eux, un jeune homme aux yeux cernés de fatigue, entreprit de pirater la serrure, tandis que ses deux compères, une jeune femme aux cheveux roux et un magot, montaient la garde. La porte s'ouvrit enfin, et les trois individus s'engouffrèrent silencieusement à l'intérieur de la bâtisse. L’humain tapota son mobiglass quelques secondes.


- D’après ce que j’ai, le coffre se trouverait à l’étage. On devrait récupérer un paquet de blé les gars, chuchota l'humain à ses comparses.
- Tu es sûr que la maison est vide ?, demanda la jeune femme, visiblement peu rassurée.
- Affirmatif, répondit le vieil homme, je suis resté aux aguets toute la journée, et je n'ai noté aucun signe d'activité.
- Alors ne perdons plus de temps et allons-y.



La maison sur le point de se faire dévaliser était une bâtisse d'une certaine élégance, bien qu'elle eut connu de meilleurs jours. Les papiers peints et les moulures rappelaient la vieille Terre dans ses jours les plus anciens. Dans la précipitation, ils avaient laissé sur place une certaine partie de leurs possessions, dont un coffre-fort renfermant quelques centaines d’UEC. Bien peu de choses pour les familles les plus aisées, mais une véritable fortune pour les plus démunis qui, chaque jour, vivait une nouvelle épreuve.

Le petit groupe monta les marches une à une, essayant de faire le moins de bruit possible. Ils pénétrèrent dans un bureau sombre. Un large bureau en bois était au fond de la pièce. Deux grandes bibliothèques remplis de livres longer les murs. Certains tiroirs semblaient avoir été vidé à la hâte.



- N'allumez aucune lumière, ordonna le jeune homme, ou nous serons repérés de l’extérieur. Aidez-moi à déplacer le bureau, le coffre est en dessous.


Tous s'exécutèrent. Ils remarquèrent alors que certaines lattes du plancher étaient en effet légèrement surélevées par rapport aux autres. L'humain les délogea soigneusement, découvrant une cavité creusée à même le sol et dans laquelle se trouvait une porte de coffre-fort. Il ne fallut pas longtemps au jeune homme pour pirater la serrure. À l'intérieur, ils découvrirent une clef renfermant quelques centaines d’UEC, une arme de bien mauvaise facture, ainsi qu'un petit appareil électronique, équipé d'un haut-parleur et d'un bouton unique, sur lequel on pouvait lire les mots ''Écoutez-moi''.

- C’est quoi ça encore ?
- Aucune idée. Mais ça ressemble à un dictaphone, répondit le plus vieux.
- Appuies, qu’on en finisse.


Le jeune homme appuya alors sur le bouton, puis posa l'enregistreur au sol. Le mécanisme de l'appareil se mit en marche, et une voix amusé se fit alors entendre.


"Tant d'efforts pour si peu d’argent. Quel dommage. Mais il est vrai que certain on une bien triste vie de nos jours. On nous avait promis de l'argent, du travail, un chez-nous. Une nouvelle vie, en quelque sorte. Non sans efforts, cela va sans dire, mais une nouvelle vie quand même.

Tant de promesses... et regardez-vous ! Résignés à vivre de menu larcins pour vous nourrir, habillés de haillons tâchés du sang de vos plaies infectées, et obligés de fuir et de rester cacher comme de vulgaires animaux, et ce pour échapper à une prétendue justice ? Pendant que l’empire s’étant, provoquant toujours plus la guerre et semant toujours plus la désolation.

Non, ce n'est pas la vie que l'on vous a promis. Qu'avez vous donc fait pour en arriver là ? Volé pour vous nourrir ? Tué pour vous défendre ? Cela n'a pas d'importance, vous êtes aujourd'hui des parias, et la société toute entière vous a rejeté, cette même société qui vous a poussé à agir de la sorte. Tandis que d'autres, ceux qui ont peut être tout simplement eu un peu plus de chance, continuent de s'enrichir et de prospérer sur votre dos.

Ahahahahahah.

Cette vie, cette deuxième chance, c'est moi qui vous l'offre aujourd'hui. On m'appelle Numéro 13, et je vous propose de rejoindre mes rangs. Vous y trouverez travail, argent, nourriture, foyer et sécurité, et la seule chose que je vous demanderai en retour, c'est de mettre vos poings et vos esprits à la cause des déshérités de ce monde. À NOTRE cause. Je suis à la recherche d'hommes qui n'ont plus rien à perdre, et qui n'ont pas peur de se salir les mains pour arriver à leurs fins. Quittez cette vie de misère, et goûtez enfin aux véritables délices que nous offre l’univers ! Nous avons tous nos propres buts, nos propres espérances, mais ensemble, nous sommes forts !

Alors faites passer le message dans les taudis, distribuez la nouvelle dans système malfamés et les bars douteux, à la recherche du bandit, du repris de justice et du gibier de potence. Et si vous pensez être prêt à nous rejoindre, il va vous falloir trouver celui que l'on appelle l’Albatros, dans les entrailles de notre belle ArcCorp. Je pense avoir été suffisamment clair, n'est-ce pas ?"
Modifié en dernier par Arès Rawdwin le lun. 12 févr. 2018 22:29, modifié 1 fois.
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Arès Rawdwin
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Re: Sur la piste de l'Albatros

Message par Arès Rawdwin » lun. 12 févr. 2018 22:28

Ils sortirent de la bâtisse, déboussolés et se dirigèrent vers un vieux pub dans lequel ils avaient l’habitude d’aller dépenser quelques UEC après un coup réussi. Mais cette fois, l’ambiance était plutôt silencieuse. Ils étaient face à leur verre, le regard vide. Le plus vieux rompis le silence.

- Bon, on parle de ce qui s’est passé là-bas ou on continue à être muet ?

Le plus jeune avala son verre et inspira

- On a aucune idée de ce qui s’est passé. Tout ce qu’on sait, c’est qu’on a mal fait notre job. On n’a strictement rien gagné à aller dans cette maudite baraque. Alors on se tait et…

La jeune femme le coupa.

- Dit pas n’importe quoi Archi. On nous a offert une chance de trouver bien plus que cette vie de pillard qu’on mène depuis des années, une chance de participer à quelque chose de plus grand et à nous libérer de cette foutu loi.

- Elle a raison gamin, on pourrait aller voir cet « Albatros » et voir ce qu’il a à nous offrir.

Archibald expira, l’air désabusé.

- Vous voulez suivre les instructions d’une putain de voix qui sortait de nulle part ? Bien à vous, mais ça sera sans moi.

Il se leva rapidement et quitta le pub, sans un mot. La jeune femme et le magot le regardèrent, l’air déçu. Ils restèrent silencieux quelques secondes. La jeune femme avait l’air particulièrement triste à l’idée qu’Archibald les ai quittés de cette manière.

- Ne t’inquiètes pas Astra, c’est une tête de mule, mais il reviendra. Comme toujours.

- Je sais, mais cette fois c’est différent… Tu sais comme moi qu’il déteste se faire berner.

- Il se rendra vite compte qu’il ne s’est pas fait berné. Au contraire.


La jeune femme prit une petite gorgé de sa boisson, tenant son verre de ses deux mains.

- Bon, je vais y aller moi aussi. J’ai besoin de dormir.

- Va. Je vais commencer à rechercher cet Albatros. Je t’envoie les infos dès que j’aurais réussis é décanter tout ça. En attendant, on reste en off.

- Ok. Bonne soirée Al.


Le vieil homme inclina légèrement la tête. Astra se leva et quitta le lieu.
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