Johan Carl alias Jo l'ordure

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Johan
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Johan Carl alias Jo l'ordure

Message par Johan » mar. 18 déc. 2012 22:42

Quelque part dans l’espace en plein milieu des anneaux d’une géante gazeuse.

Alors que les particules de roche et de glace tournoient et se percutent dans une danse hypnotique, un vaisseau de type Misc Freelancer  semble tenter de se fondre dans la masse, jouant de ses propulseurs auxiliaires. A son bord deux personnages, un grand blond nommé Stevens situé au poste de pilotage, le regard rivé sur les obstacles, à ses côtés un brun de taille moyenne nommé Johan l’accompagne, les ongles enfoncés dans les accoudoirs de son siège. Après de nombreuses manœuvres osées mais exécutées de main de maître celui-ci parvient finalement à se stabiliser dans une zone dégagée et coupant ses propulseur fini par se fondre dans la masse, invisible aux yeux de celui qui ne saurait exactement où porter son regard.

- Et voilà, ça c’est pas de la manœuvre de tocard, je suis pas le meilleur capitaine que t’a eu l’honneur de servir ? Se vante bandant ses muscles et bombant le torse, l’homme situé aux commandes.
- Le meilleur j’sais pas mais la plus grande gueule arrogante c’est certain, c’était fait exprès la demi-douzaine de bloc de glace d’un mètre de diamètre qu’on a pris en plein dans la verrière ? Se moque le second membre d’équipage, daignant enfin lâcher les accoudoirs et reprendre sa respiration, comme si il avait passé tout le voyage en apnée.
- Je t’ai déjà dit que tant qu’ils étaient plus petits que ma bite y avait aucun risque.
Fier de sa blague, le grand blond éclate alors d’un rire gras et bien sonore, raisonnant dans tout l’habitacle, tandis que son second, navré par cette réponse puérile, secoue la tête l’air désespéré puis se passe la main sur le visage dans un geste las.
- Je parlais en mètres … pas en centimètres … pov’ con
Réplique il immédiatement mais dans un murmure de sorte que cette phrase ne parvienne pas jusqu’aux oreilles de Stevens, dont le rire vient de se transformer en une toux rocailleuse.
- Bon c’est pas le tout de rigoler mais prévient ton contact qu’on est en position pour réceptionner le colis.
Effectuant un hochement de tête en signe d’approbation, Johan pianote alors une série de caractères sur l’interface de saisie virtuelle de l’outil de transmission longue distance du Freelancer.
- Avant que tu ne me repose la question pour la vingtième fois, il est sourd et c’est plus sécurisé comme ça. Annonce préventivement Johan prenant le ton méprisant de celui qui vient de répéter pour la nième fois la même explication.
- C’est bon, j’avais compris la première fois j’suis pas con …

Stevens observe son copilote dialoguer avec son interlocuteur via messagerie textuelle, il s’était étonné de cette pratique la première fois, les pilotes préférant généralement dialoguer de vive voix, mais les explications de Johan lui semblaient crédibles, et son contact soit disant sourd leur avait déjà fourni un tas de tuyaux intéressant, justifiant largement qu’on passe outre son handicap.
En 15 ans de carrière de contrebandier il n’avait que rarement eu sous ses ordres un copilote aussi effronté et insubordonné, et pourtant ce genre de personnage ne manquait pas dans la profession.
Mais c’est son ami et ancien compagnon de chambre de l’académie des pilotes, Hans Hess qui lui avait recommandé, et il faut avouer que jusqu’ici il n’avait pas eu à se plaindre de ses capacités professionnelles. Stevens était un as du pilotage mais n’avait pas grand-chose dans le ciboulot, suffisamment toutefois pour en être conscient et savoir s’entourer d’un second apte à compenser cette petite lacune.  Johan trouvait les bon coups et planifiait les opérations, de tel sorte qu’au final Stevens n’avait presque qu’à piloter et empocher ses 70% des bénéfices. En somme un bon partenariat bien rentable qui justifiait largement de supporter les problèmes de discipline du français.

- J’ai la réponse, aucun changement prévu et arrivée de la cible dans 2 heures. Qu’est-ce qu’on fait en attendant ?
- Deux possibilités, on joue au poker ou on s’emmanche … mais en même temps j’aime pas les jeux de cartes … Ose Stevens, adoptant un air faussement lubrique et faisant de l’œil à son partenaire.
- Très drôle … aller va pour le poker, le seul lubrifiant à bord est exclusivement réservé pour les moteurs. S’amuse Johan, qui pour une fois semble apprécier une des blagues lourdes de son capitaine.

Mais tandis que les deux compères débutent en riant une partie de cartes acharnée, s’invectivant régulièrement dans un langage fleuri, une menace invisible sous la forme de deux Cutlass et d'un caterpillar au revêtement aussi noir que le fond stellaire s’approche d’eux sans un bruit, le rugissement de leurs réacteurs entièrement couvert par le vide intersidéral. Filant droit vers nos deux compères inconscients du danger qui les guette, le pilote du vaisseau de pointe affiche le sourire de celui qui bien heureux de l’acquisition d’un futur butin sans effort, a déjà commencé à s’imaginer combien de passes il va pouvoir s’offrir dans le bordel de luxe le plus proche de son lieu de résidence.

- Enfoiré … t’as encore gagné ! Tu triche ordure ! S’emporte Stevens, tapant du pied et balayant l’air de ses grands bras dans un mouvement de rage.
- T’est tellement nul que j’en ai pas besoin …
Mais alors que Stevens s’apprête à jeter ses cartes au visage de l’insolent, une lumière rouge accompagnée d’une alerte sonore s’active soudainement, faisant sursauter les deux comparses. Stevens, rapide comme l’éclair, bondit à son poste de pilotage, retrouvant en une fraction de seconde le sérieux qui s’impose dans une telle situation.
- Bordel, trois vaisseaux avec transpondeur désactivé, c’est le radar courte portée qui vient de les détecter et ils foncent sur nous, surement des pirates, j’allume les moteurs et on dégage.
- Si tu veux vivre tu n’en feras rien.
Prononcée sur un ton calme et froid tranchant drastiquement avec la situation, cette phrase amène immédiatement Stevens à se détourner des consoles de l’appareil pour demander des explications à son copilote. N’ayant même pas le temps d’interroger celui-ci, il ne peut s’empêcher de blêmir en apercevant son comparse debout, une main agrippée à l’habitacle et l’autre tenant fermement un blaster, le canon clairement dirigé entre ses deux yeux.
- T’est … t’est avec eux fumier? S’offusque Stevens la voix tremblotante, surpris comme si il était à des lieux d’imaginer que son propre coéquipier puisse le livrer.
- Que nenni, la piraterie c’est pas mon genre, par contre leur livrer un contrebandier qui leur doit de l’argent et récupérer en échange un paquet de crédits et son beau Freelancer, c’est tout à fait mon genre.
- Tu fais confiance à ces gars-là ? Pauvre con va … Crache Stevens, accompagnant les paroles par les actes en déposant un gros glaviot aux pieds du mutin.
- C’est moi le con ? Qui a cru que l’UEE embauchait des opérateurs radio sourd ??? Non mais franchement tu imagines ça ? Je sais qu’ils sont suffisamment cons pour embaucher un tireur d’élite comme brancardier, mais un sourd pour passer ses journées à la radio ??? Je voulais juste que tu ne puisses pas entendre nos conversations espèce de truffe … Mais pour ta gouverne je ne fais confiance à personne, d’ailleurs à ce sujet sort vite ta combinaison pressurisée, on n’a pas beaucoup de temps avant qu’ils nous abordent. Lui ordonne Johan dans un mouvement de blaster, consultant sa montre d’un regard trahissant son inquiétude.
Modifié en dernier par Johan le mar. 5 mars 2013 23:32, modifié 1 fois.

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Re : Johan Carl alias Jo l'ordure

Message par Johan » mar. 5 mars 2013 20:24

Alors que le petit groupe de vaisseaux s’arrête maintenant à quelques dizaines de kilomètres de leur proie, le plus gros d’entre eux, un Drake Caterpillar poursuit son approche tout en réduisant progressivement son allure à l’aide de ses propulseurs d’appoint. Johan l’observant du poste de pilotage, sourit alors en remarquant son flanc décoré d’une tête de mort et de deux tibias tels les pavillons noirs des navires pirates quelques 13 siècles avant lui. L’espace d’une fraction de seconde, son esprit s’égare, voguant sur la mer des caraïbes, se demandant si l’inventeur de cet étendard aurait pu imaginer que son œuvre lui survivrait pendant des siècles quittant même la terre et ses océans pour traverser la galaxie.

Après des minutes semblant des heures durant lesquels Johan pris sur lui d’essayer de rester calme, mais surtout après de très nombreuses manœuvres exécutées par un pilote visiblement bien moins chevronné que Stevens, le navire flibustier fini par réussir à s’approcher suffisamment pour s’amarrer, établissant ainsi un lien hermétique, seul moyen pour transiter entre les deux vaisseaux sans avoir à enfiler sa combinaison pressurisée.
Alors qu’un sinistre personnage vêtu de noir et  portant une coiffure digne des pires punk à chien du 21ème siècle pénètre dans le Freelancer par le sas, Johan inquiet mais tentant de cacher ses appréhensions, vérifie machinalement les entraves liant les poignées de celui qui était encore quelques minutes plus tôt son capitaine.
- C’est  toi le con qui a eu l’idée foireuse de donner un rendez-vous dans ce coin pourrit ? T’espérait qu’on se crash ? Hurle le pirate l’écume aux lèvres en guise de salutations.
- Bonjour … heureux de vous rencontrer moi aussi … je suis désolé que vous ayez du manœuvrer pour trouver une place de parking … Mais enfin quelle idée de se faire couper les tifs  pendant qu’on fait des pirouettes … Lui répond Johan, usant de l’humour pour tenter de cacher ses appréhensions.
Mais comprenant alors à son regard vide et à sa bouche pendante que son interlocuteur ne semble pas avoir compris sa blague, Johan reprend bien vite la parole sans attendre une réponse du demeuré situé en face de lui.
- Hum … Laissez tomber … Votre prisonnier est là, j’attends confirmation du transfert des crédits et vous pouvez partir avec lui.
Le pirate pose alors son regard sur le pauvre Stevens ligoté et bâillonné, s’étonnant que celui-ci soit en sus vêtu d’une combinaison étanche.
- Il se préparait pour une EVA, je lui ai fait croire pour détourner son attention qu’on avait une fuite du circuit de régulation thermique, quant au bâillon, il passait son temps à m’insulter et comme je n’étais pas sûr que votre patron apprécierait que je lui coupe la langue, j’ai dû faire le nécessaire pour le réduire au silence sans trop l’abimer. Se justifie immédiatement Johan, décelant l’interrogation dans le regard de son interlocuteur.
- Mouai … j’m’en fous, il est ligoté le reste on s’en fout, tes crédits vont t’êtres envoyés. Par contre on a comme qui dirait un petit changement de plan pour la suite tu vois … il faudrait que tu nous suives toi aussi, le boss veut te voir pour te féliciter en personne et te proposer un autre boulot et on doit lui amener ton vaisseau pour inspection. Il se pourrait que la grosse blondinette y ai caché quelques trucs nous appartenant.
- Loin de moi l’idée de vouloir ternir l’image de notre beau partenariat naissant, mais je me vois dans l’obligation de refuser cette proposition. Vois-tu, j’ignore pourquoi mais mon instinct auquel j’ai plutôt tendance à me fier habituellement, m’incite plutôt à penser que ton patron a pensé qu’il serait plus rentable financièrement de me vendre aux esclavagistes et de récupérer le vaisseau plutôt que de devoir en plus me payer.
- Si tu préfères cette version c’est à toi de voir hein, le patron avait demandé de faire ça en douceur, alors moi je fais comme il a dit, mais si tu veux jouer aux durs, moi ça me va aussi.  Dit le pirate d’un air sadique, qui tout en ricanant ne peut s’empêcher d’éprouver un certain malaise en s’apercevant que Johan, loin d’être terrorisé ou même simplement étonné, lui décroche au contraire un petit sourire polit.
- C’est bien ce que je pensais, mais dans ce cas, avant toute prise de décision hâtive je crois qu’il serait judicieux pour vous de regarder sous ma veste afin de réévaluer la situation en fonction de nouveaux paramètres dont vous ne pouvez soupçonner l’existence. Non pas que je sois exhibitionniste, quoi qu’avec de belles jeunes femmes … cela dit vous n’êtes pas du tout mon genre et votre allure de clochard me donne plutôt envie de vous jeter une grande poignée de piécettes au visage. Mais jugement esthétique mis à part, car après tout il en faut pour tous les gouts, et les grosses moches doivent bien trouver un poivrot à épouser, il se trouve que je suis couvert d’assez d’explosifs pour non seulement nous tuer tous les deux, mais également détruire le vaisseau et peut être bien par la même occasion le vôtre qui est amarré avec vos petits copains dégénérés dedans. S’emporte Johan dans une véritable logorrhée, visiblement satisfait d’avoir laissé bouche bée son adversaire.
- T’est moins con que ce qu’on pensait … Mais y a une couille dans le potage, si tu fais ça tu seras tué toi aussi … Répond le pirate après quelques secondes d’hésitation, renonçant à relever la véritable diarrhée verbale déféquée par son interlocuteur.
- Vraiment ? Mince alors c’est vrai que mon plan est nul … je n’avais pas du tout pensé que me couvrir d’explosifs et les utiliser pourrait me blesser … Rassure moi mon grand, tu es le plus con de la bande et ils t’ont envoyé dans l’espoir que ça tourne mal ? Se moque Johan, décidément amusé par le faible niveau intellectuel de celui qui a été choisi pour le rencontrer.
- Sérieusement, Esclave ou mort tu choisi quoi toi ? Aller, maintenant prend ton paquet, ramène le à tes petits copains et surtout barrez-vous. Poursuit-il, ne laissant pas son interlocuteur lui répondre.
- Très bien, j’espère que t’as une bonne assurance vie parce que tu vas pas profiter de ton butin bien longtemps. S’esclaffe le pirate, trainant Stevens par les pieds en direction du sas.
- On ouvre les paris ? Lui réplique du tac au tac Johan, qui bien que tentant de conserver son calme, ne peut s’empêcher de transpirer à grosses gouttes.

A peine le sas fermé et le Caterpillar désamarré, Johan bondit vers le poste de pilotage, allumant de ses mains moites tous les systèmes en vue d’une fuite rapide, qui compte tenue des circonstances risque plutôt de ressembler à un chemin de croix. Alors qu’il effectue sa checklist à vive allure, Johan aperçoit du coin de l’œil le vaisseau pirate rejoindre ses camarades, tous trois se positionnant immédiatement en formation d’attaque, le plus gros vaisseau au milieu des deux Drake Cutlass.
Tandis que les armes s’apprêtent à parler, la radio de Johan s’allume, signe d’une communication entrante de la part d’un des protagonistes.
- Tu fais quoi avec tes bombes et ta grande gueule maintenant, hein? Tu te rends, ou tu nous fais le plaisir de tester nos armes?
- Miiiince … Je ne vous ai pas prévenu ? Visiblement vous n’avez pas examinés votre prisonnier, je vais vous faire gagner du temps en vous expliquant, surtout qu’il ne vous en reste pas des masses et qu’il serait donc dommage de le gâcher. Concernant sa combinaison, il n’y a jamais eu d’EVA prévue, elle sert juste à camoufler les très nombreux explosifs que j’ai posés sur lui ! Aller à la prochaine !
Saisissant une petite télécommande, Johan en presse immédiatement l’unique bouton. Traversé par le doute une fraction de seconde, se demandant si il est encore à portée de signal, la réponse lui parvient en un éclair, sous la forme d’une explosion coupant en deux le Caterpillar lui faisant face. Par chance, un des volumineux propulseurs arrachés percute violemment un des deux Cutlass bien plus petit, l’endommageant suffisamment pour que Johan, larguant dans une salve tous ses missiles, ne l’achève en poussant un grand cri de rage. L’effet de surprise passé Johan se rend très vite compte qu’il ne pourra, seul dans son vaisseau maintenant presque désarmé, abattre le dernier de ses adversaires, dont l’équipage hurlant de rage l’écume aux lèvres, doit surpasser de mille fois ses maigres compétences de pilote. Plongeant alors droit au cœur de l’anneau, Johan débute une fuite à grande vitesse, évitant les plus gros obstacles et comptant sur le blindage pour amortir les chocs avec les plus petits. Mais alors qu’il se retourne en s’attendant à voir son adversaire le poursuivre, tirant de grandes salves d’artillerie, celui-ci statique semble ne pas réagir à la situation.
Ils sont longs à la détente ou ils dorment ? Songe Johan surpris. Mais bien vite, alors qu’il comprend la stratégie de ses adversaires, son sang se glace, le paralysant de terreur.
- Pourquoi est-ce qu’ils s’embêteraient à me poursuivre la dedans puisqu’ils n’ont qu’à gentiment suivre à distance la trainée lumineuse de mes propulseurs pour savoir exactement ou je suis. S’exclame Johan, seul dans l’habitacle, regrettant l’espace de quelques secondes d’avoir désintégré son pilote.
- Les gars, vous avez de la chance, je vais vous épargner pour que vous racontiez à votre chef ce qui arrive quand on emmerde Johan Carl. Se vante-t-il dans une ultime bravade, tentant désespérément d’impressionner ses adversaires.
Mais sa voix chevrotante et sa tentative de fuite ne jouant pas en sa faveur, seuls les rires sadiques de ses adversaires lui parviennent en retour.
- Bon, c’est pas gagné, et en plus je crois que je me suis chié dessus. Murmure Johan, seul dans son cockpit face à son destin.
Modifié en dernier par Johan le sam. 10 oct. 2015 11:05, modifié 1 fois.

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Johan Carl alias Jo l'ordure

Message par Johan » sam. 10 oct. 2015 11:02

Dans le cockpit du cutlass, les deux pirates s’invectivent bruyamment sur la conduite à tenir.

- Moi je dis qu’on devrait lui niquer la gueule !
- Ferme là, c’est moi qui pilote, toi t’es à la tourelle alors tourellise et ferme là.
- Mais il vient de buter nos potes ! Et Orson me devait 300 crédits !
- Tu veux te faire défoncer la raie par le chef ou quoi ? L’enculé d’en face vient de nous bousiller deux vaisseaux, tu veux être le gars qui va lui annoncer qu’en plus on a ni la cargaison, ni le vaisseau, ni les deux types ?
- Hum … C’est toi le pilote, donc c'est à toi de rendre compte héhé …
- Ben tiens, quand ça t’arranges … Bon donc on fait ce que j’ai dit, on le surveille à distance et dès qu’il sort de l’anneau de glace on lui tombe dessus, il y en aura pas pour longtemps, il pilote tellement mal qu’il s’est fait trois brèches dans la coque en percutant des blocs de glace donc soit il sort, soit il crève d’asphyxie dans son vaisseau.

Pendant quelques minutes, les deux compères assistent alors à un spectacle comique, le Freelancer allant de collision en collision malgré une vitesse réduite, comme si il était piloté par un singe ou un ivrogne.

- Le radar a du mal à le suivre, ses émissions sont en chute libre.
- Normal, décolle le nez de ton écran et regarde le par la vitre, il vient de se planter pleine face dans un bloc de glace de plusieurs centaines de mètres de diamètre …
- Ahah le con ! Il bouge plus, il est vraiment planté comme un moucheron sur un pare-brise, le cul en l’air !
- Tant pis pour le Freelancer, mais on pourra au moins récupérer la cargaison et le type, ou au moins son cadavre … Aller on va le cueillir !

Le Cutlass commence alors à progresser parmi le champ de blocs de glace, bien plus à l’aise que Johan son pilote slalome parfaitement entre les obstacles et si quelques impacts se produisent tout de même, il ne s’agit que de d’objet de taille limité qui se brisent sans aucun effet sur le bouclier du vaisseau.

- Son nœud d’amarrage est HS, tu vas devoir y aller en combinaison, je prends ta place à la tourelle et je te couvre au cas où …
- D’accord, mais je te garantis pas de le ramener en un seul morceau si il est encore en vie.

Alors que le pilote surveille fixement l’épave du Freelancer à la recherche du moindre signe d’activité, le second pirate sort par la porte de chargement arrière du Cutlass et s’approche doucement grâce aux propulseurs de sa combinaison.
Arrive au contact du vaisseau endommagé, il entreprend alors d'ouvrir la porte de chargement du cargo, tentant de contourner les sécurités. Soudain sa combinaison éclate en deux, ses entrailles venant maculer le Freelancer pendant que ses jambes et sa tête partent à la dérive chacun de leur côté. Sur son visage déformé, aucun signe de douleur ou d’interrogation, il n’a pas eu le temps de se rendre compte qu’il venait d’être pulvérisé par les canons de la tourelle de son propre vaisseau.
Dans le Cutlass, le pilote assommé et ligoté ne se rendra compte qu’à son réveil qu’il vient de se faire aborder discrètement par sa propre proie.
Johan, une petite valise à la main et un grand sourire jusqu’aux oreilles s’installe dans le cockpit de son nouveau vaisseau et lance la fermeture de la porte de chargement.

- Bon … Maintenant le plus dur ... On va essayer de pas se crasher une deuxième fois en moins de 10 minutes …

Johan
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Johan Carl alias Jo l'ordure

Message par Johan » lun. 2 nov. 2015 13:02

Paris au crépuscule du 3ème millénaire, les bâtiments ultra modernes cohabitent harmonieusement avec d’antiques immeubles Haussmanniens donnant un charme unique à ce qui fut jadis la capitale du monde des lumières et n’est plus aujourd’hui qu’une simple ville de province.
Dans un petit parc arboré assis sur un banc, un personnage au visage souriant et au physique rondouillard profite de la fraicheur matinale. Solidement protégé par deux gardes du corps, il observe la foule des passants s’empresser de rejoindre leur lieu de travail.
Une communication entrante sur son MobiGlas le fait se lever brusquement et recouvre son visage d’une expression de colère intense.

- Appelez une navette, on fonce à l’astroport réceptionner un colis gênant.

Filant à vive allure, il ne faut que quelques minutes au véhicule pour atteindre sa destination. Dans une ambiance lourde plombée par la soudaine mauvaise humeur de leur employeur, les deux gorilles se demandent s’ils vont avoir l’occasion de briser quelques membres.
Arrivé au terminal passagers le petit groupe continue son trajet à pied d’un rythme soutenu et énergique jusqu’à la zone d’atterrissage. Ils s’arrêtent bientôt en arrivant devant un Cutlass fortement endommagé au point qu’un propulseur semble avoir été arraché.
Johan émerge alors de la soute du véhicule, marchant à la rencontre du trio.

- Salut patron, c’est le livreur ! Dit Johan tout sourire en secouant une mallette à bout de bras.
- Ta gueule Johan ! Lui répond sèchement le petit rondouillard en s’approchant de lui.
- Euh … Je comprends pas … Lui répond un Johan qui semble réellement surpris de la réaction de son employeur.
- Ah tu ne comprends pas ? Je t’envoie avec pour mission de voler un artefact et toi tu déclenche une guerre contre un clan pirate avec qui on est en affaires ? Et tu ne comprends pas ?
- Ouai mais j’ai l’artefact … Et puis c’est eux qui ont tenté de me rouler, en plus je crois bien qu’ils en avaient aussi après ce que je vous ai rapporté.
- Je t’avais demandé de les contacter pour leur vendre Stevens ? Non tu devais juste te servir de lui pour mettre la main sur l’artefact et me le ramener, mais il faut toujours que tu compliques les choses …
- Ben je voulais maximiser les profits … J’ai passé des mois avec ce salopard d’indépendantiste pro Terra, je pouvais pas le quitter sans en profiter un peu !
- C’est une réussite manifestement ! Tu reviens avec 0 crédits en poche et une épave ! Bien joué ! Quant aux opinions de Stevens je m’en contrefous, on fait des affaires pas de la politique !
- C’est qu’il était tout neuf avant que j’essaye d’éviter quelques obstacles ... J’ai besoin de cours de pilotage …
- Non non, tu as besoin d’apprendre à suivre des ordres, et maintenant tu as surtout besoin de te trouver un autre employeur, il est hors de question que je paye les pots cassés.
- Ah … Sympa … Bon ben je suppose que vous prenez quand même l’artefact, hein ?
- L’artefact ET le vaisseau, ou du moins ce qu’il en reste ! On va le faire renvoyer à ses propriétaires dans l’espoir de les calmer un peu, et je ne sais pas ce qui me retient de ne pas leur envoyer ton cadavre en bonus ! Dit-il alors que les deux gardes sourient d’un air sadique à l’évocation de cette opportunité de violence gratuite.
- Laissez-moi deviner, c’est peut être que depuis le temps qu’on se connait, vous savez que je ne me balade jamais sans mon gilet explosifs ? Lui répond Johan en se tapotant le torse du plat de la main.
- Alors à moins que vous ne décidiez qu’on se fasse une petite sauterie tous les quatre, je vais en profiter pour faire un peu de tourisme ! Ajoute-t-il sur un air sarcastique.

D’un signe de main le petit gros ordonne alors à l’un de ses hommes de main de se saisir de la mallette, celui-ci s’exécute immédiatement gratifiant au passage Johan d’un bon coup de poing dans le ventre le faisant tomber à genou.
Les trois hommes pénètrent alors dans le Cutlass d’un pas rapide, abandonnant leur interlocuteur sur le tarmac, sans un regard ni un salut.

-Drôle de façon de mettre fin à 3 ans de collaboration … Patron votre manque de politesse et de patriotisme va vous apporter des ennuis ! Dit Johan pour lui-même en se relevant, un sourire narquois au coin des lèvres.

Regardant le vaisseau décoller, il passe sa main dans son veston et en sort une petite télécommande.

- Pressé ou pas il aurait quand même du regarder dans la mallette … Ricane-t-il en appuyant rapidement sur le bouton.

Immédiatement un éclair de lumière et de flammes vient disloquer le cockpit du Cutlass qui s’écrase alors lourdement au sol, déclenchant dans la précipitation l’intervention des services de secours de l’astroport.

- Répétitif mais toujours unique … Soutenez l’économie du secteur spatial en remplaçant votre ancien vaisseau ! S’esclaffe Johan en observant la scène.

Sortant de sa poche droite le petit artefact source de tous ses ennuis, il le contemple quelques secondes en parlant pour lui-même.

- Si bouboule y tenait tellement, ça doit bien valoir le prix d’un petit vaisseau ! Et avec l’argent de la vente du pilote aux esclavagistes, j’ai de quoi baiser dans un bon resto et manger une pute ! Ou l’inverse …

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Akerios
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Johan Carl alias Jo l'ordure

Message par Akerios » mer. 4 nov. 2015 11:52

Message privé à Jo de la part du Professeur Akerios :
(Président du Cartel : Les Laboratoires Akerios)

......c'est pas rien quand même !

Carl Johan :

Ta dernière intervention a laissé une trace sur le Tarmac.

Ton petit rondouillard c'était un aigri, un ingrat !



Ton ancien patron qui bouboule ce n'était qu'un jeune Hibou !

Nos Laboratoires ont besoins d'Hommes comme toi.

.............En bref pour tout dire j'ai besoin d'une Lance !

Passe me voir sur l'Ambroise...et apporte l'artefact au cas ou ...


J'ai quelque chose qui vas t'intéresser !
L'écume des jours.

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Johan Carl alias Jo l'ordure

Message par Johan » sam. 2 janv. 2016 23:45

Le soleil se lève sur la banlieue parisienne, ses rayons éclairant doucement les rues d’une petite ville dortoir sans intérêt. Dans un hôtel miteux une prostituée s’habille silencieusement, ramassant ses affaires alors que son client affalé sur le lit dort encore à poings fermés.
Prête à partir elle semble marquer un temps d’hésitation au moment de franchir la porte. Elle se retourne finalement puis jette un coup d’œil vers Johan s’assurant qu’il sommeille encore. Rassurée par de petits bruits de ronflement elle ouvre alors le sac à dos posé sur le fauteuil et entreprend de le fouiller. Ce qu’elle trouve à l’intérieur vient la glacer d’effroi, de nombreux pains d’explosifs et des détonateurs à distance, l’attirail parfait du petit terroriste. Elle hésite alors pendant quelques seconde … Refermer le sac et partir en faisant semblant de n’avoir rien vu ? Ou partir avec et aller au poste de police le plus proche dans l’espoir de toucher une belle prime ?
Son dilemme est bien vite interrompu par le bruit du chien d’un pistolet qu’on arme.

- Eloigne toi de ça sale pute … Hum … Ah ouai merde … T’en est une … Crache Johan encore à moitié nue, l'arme à la main.
- Désolé monsieur ! J’ai rien vu je m’en vais ! Lui répond la prostituée, visiblement terrorisée.
- Bouge pas ou j'te plombe, si tu n’avais rien vu tu tremblerais pas comme ça …
- Mais je dirais rien … Laissez-moi partir ! Pitié j’ai un enfant ! Supplie la jeune femme.
- Ta gueule maintenant, si tu réveilles les voisins je vais réellement devoir te buter.
- Mais … Mais … Qu’est-ce que vous allez faire de moi?
- Disons que vu que tu es une petite curieuse, ta prestation de cette nuit va durer un peu plus longtemps que prévu ! J’ai comme dans l’idée que dès que tu seras sortie de cette chambre tu vas immédiatement courir prévenir la volaille, donc comme j’ai pas spécialement envie de tester leur hospitalité pour les prochaines années, je vais t’attacher, te bâillonner, me barrer et toi tu seras délivrée lorsque la femme de ménage va passer faire les lits vers 11 heures.

D’un mouvement de son pistolet, il fait alors signe à la fouineuse de venir s’allonger sur le lit, déchire des morceaux des draps et l’attache avec, n’oubliant pas de terminer en la bâillonnant.
S’habillant rapidement tout en surveillant sa prisonnière, il s’adresse alors à elle sur un ton moqueur.

- Tu sais que t’es entrain de m’exciter ligotée comme ça ! Si tu m’avais pas épuisé cette nuit, je t’en remettrais bien une couche ! Hin hin.

Vérifiant qu’il n’a rien oublié, il s’agenouille alors sur le lit comme si il allait déposer un dernier baiser d’adieu sur le front de la prostituée mais au lieu de cela, saisit un cousin et l’appuie fermement sur le visage de la pauvre fille, s’en servant pour étouffer le bruit lorsqu’il lui tire une balle en pleine tête.
Sans un regard pour le cadavre de sa victime, il sort alors un pain d’explosif incendiaire muni d’un retardateur, le règle sur trois minutes et le jette sur le lit avant de partir par la fenêtre.
S’éloignant dans les ruelles encore quasiment désertes, il marche d’un pas rapide lorsque la détonation se fait entendre, ce bruit lui confirmant que la scène de crime est maintenant nettoyée de toute trace ADN pouvant l’inculper il accélère encore son rythme.
Après un bon quart d’heure de marche, il appelle une navette et lui indique l’adresse de son concessionnaire de vaisseaux préféré, Chez André occasion et recyclage, plus connu par ses clients réguliers comme Dédé la ferraille.

Arrivé à destination, Johan entre dans le hangar rouillé servant de hall de présentation aux vaisseaux d’occasion, autour des quelques modèles en état de marche un fouillis innommable de pièces détachées plus ou moins rangées sur des étagères en acier et autres morceaux de carlingue posés contre les murs viennent rappeler si il en était besoin, qu’il est illusoire d’essayer d’acheter ici un vaisseau avec tous ses équipements au même numéro de série et qu’il y a même de très fortes chances pour qu’un bon nombre d’entre eux aient été effacés « par l’usure du temps et une vie bien remplie » comme dirait le propriétaire.
Saluant en passant l’un des employés affairé au déplacement d’un propulseur d’Aurora sur un chariot pneumatique, Johan se dirige vers le fond du hangar derrière une grande porte coulissante sur laquelle est fixé un panneau « privé, interdit à la clientèle ».
Arrivé dans le dos d’un petit soixantennaire bedonnant et aux cheveux mi-long mais dégarnis, il lui tape sur l’épaule en annonçant d’une voix ferme :

- Advocacy, nous suspectons la présence de marchandise de contrebande dans votre établissement !

L’homme sursaute et immédiatement tombe au sol pris de tremblements, la bave aux lèvres, les yeux révulsés et une main crispée sur la poitrine. Entre deux convulsions il regarde Johan, mais reconnaissant son visage arrête immédiatement de trembler et se relève en riant.

- Merde Jojo c’est toi ! J’y ai cru et j’avais commencé à simuler une crise cardiaque ! Ahah !
- Je vois ça … Bon réflexe mon vieux, c’est du grand art, j’ai faillis y croire ! Répond Johan en ricannant.
- Héhé merci ! C’est que je m’entraine dur, j’ai intérêt à assurer le jour où on vient vérifier ma comptabilité et les factures de mes fournisseurs héhéhé … Mais qu’est ce qui t’amène voir ce bon vieux Dédé ? Tu viens pas me vendre un vaisseau puisque je sais que tu viens de faire exploser le tiens sur le tarmac !
- Je ne vois pas de quoi tu parles ? Je reviens tout juste de vacances chez les Xi’An !
- En vacances chez les tortues, elle est bonne celle-là ! Mais cherche pas, tu la fera pas à l’envers au vieux dédé, j’ai tout de suite reconnu ta signature quand ils ont parlé de « l’accident » aux informations, surtout quand ils ont annoncé le nom des victimes ! Alors laisse-moi deviner, t’as plus de patron du coup tu viens chercher du boulot ?
- Ben t’as tout faux, il se trouve que pendant mes vacances chez les Xi’an j’ai fait une super affaire en affrétant un Hull E complet rempli de laitues et ils ont adorés ca la bas ! Du coup j’ai plein de crédits à dépenser et je viens t’acheter un vaisseau !
- Ahah ton humour xénophobe m’avait manqué ! Ces saloperies d’Aliens ça fait du bien de rire sur leur dos … Ou leur carapace héhé.
- Et moi la Terre m’avait manquée … Mais pour en revenir à la raison de ma visite, en vrai c’est que j’ai mis la main sur une espèce d’artefact. Il y a des trucs écrit dessus en alien mais je sais pas de quelle race, donc je sais encore moins à quoi ça sert ! Tout ce que je sais, c’est que mon ancien patron m’a embarqué dans une mission de plus de 6 mois rien que pour le récupérer et que j’ai dû buter des pirates furax de l’avoir perdu, donc ça doit valoir un bras une couille ! Explique Johan en sortant l’artefact de sa poche.
- Hum … Si ton patron y tenait tant que ça c’est que c’est pas qu’un objet de déco. Répond dédé en prenant l’objet dans ses mains et en l’examinant minutieusement sous toutes ses coutures.

Tripotant toutes les inscriptions une à une, la pression de ses doigts sur l’une d’elle fini par déclencher un petit bip sonore et allume une petite lumière rouge. Mais après quelques secondes, alors que nos deux compères se regardent interloqués, le bruit cesse et la lumière faiblit doucement jusqu’à totalement s’éteindre. André appuie alors à nouveau sur l’inscription ayant déclenché le mécanisme, mais rien plus rien ne se passe.

- C’est déchargé ! Dit-il d’une voix assurée.
- Comment tu peux savoir ? Répond Johan surpris.
- Ben ça fait comme ma dévisseuse quand elle a plus d’énergie ! Le voyant s’éteint comme ça !
- Tu trouves que ça a une gueule de dévisseuse ? Lui demande faussement Johan avec un sourire aux lèvres.
- Mais non héhé, mais ça s’est allumé quand j’ai appuyé sur le bouton on/off et la ca s’allume plus, donc c’est déchargé !
- C’est un bouton on/off ça maintenant ? On dirait plutôt une forme de groin de porc !
- C’est p’tet un équipement électronique qui contient toutes les connaissances d’une civilisation disparue de cochons intelligents ? Ose André entre deux ricanements.
- Et ils se seraient réfugiés sur terre et nous depuis on les bouffe ? Du coup c’est le lobby des charcutiers qui essaye de faire disparaitre toutes les traces ??? Ajoute Johan, bien décidé à suivre son ami dans son délire.
- Ouai on peut pas laisser faire ça … J’ai deux trois contacts qui s’y connaissent en xénologie, je vais voir si quelqu’un sait lire le cochon. Dit André en rangeant l’objet dans sa poche.
- Bon ben tu me recontacte quand tu as du nouveau ? Je vais me faire oublier quelques jours chez mes vieux, donc si tu as du nouveau je peux être là rapidement !
- Ca marche mon ami ! Passe-leur le bonjour de ma part. Termine Dédé en serrant vigoureusement la main de Johan.

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